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A U T O P O R N O

les mensonges et les miroirs

trois
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Après un soir d'impro, je buvais, assise entre un acteur et un musicien. La conversation était animée, les deux essayant à tour de rôle de capter mon attention; je devais tourner mon corps vers la droite ou vers la gauche pour parler à l'un ou l'autre. Je venais de vivre ma première peine amoureuse à vie; j'avais 26 ans. Je ne pleurais toutefois exceptionnellement pas: le manège des séducteurs parvenait me divertir.
À un certain moment, le musicien se pencha vers moi pour m'embrasser délicieusement
Immédiatement après, je me retourne pour consulter des yeux l'acteur, pour capter sa réaction, s'il y avait colère ou malaise. Il se pencha lui aussi vers moi et m'embrassa délicieusement, le plus simplement du monde.
Mon réflexe fût d'immédiatement par la suite déclarer: que, maintenant, pour l'équilibre des choses, c'est à eux deux de s' embrasser, ce qu'ils firent sur le champ, sans la moindre hésitation. J'étais comblée.
Le reste de la soirée fût bref, quelques baisers ici et là avec un ou l'autre en apéritifs: il est clair que nous allions tous finir la nuit chez moi.
Dans le taxi nous menant à mon apartement, la tristesse du rejet est revenue m'assomer, et malgré le grand plaisir que j'avais d'être entre ces deux jeunes hommes tous deux très beaux, rendue en face de chaz moi, je l'es ai remercié pour la merveilleuse soirée et suis partie sauvagement.
Des tout les threesomes que j'ai eu, celui-ci et mon préféré même s'il n'a jamais vraiment eu lieu

(no subject)
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Imagine que tu as un oeil malade. Un oeil infecté, purulent, qui te fait souffrir horriblement, qui te donne des maux de têtes débilitants.
Imagine que la seule solution, c'est une chirurgie pour enlever ton oeil.
Tu sais qu'après, tout le mal sera parti mais tu sais aussi que plus jamais tu ne verras en 3 dimensions.
Mon utérus, c'est mon oeil malade. Et je garderai mes souffrances jusqu'au bout de ses limites.
Peu importe ce fybrome qui revient et qui grossit en moi. Peu importe si je drip-drip tout mon sang.
Je ne les laisserai pas arracher hors de mon ventre mon dernier relent de feminité

Les traces des couples ayant existés
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C'est dans ces moments ou l'on nous demande de valider les informations à notre dossier que nous avons souvenance d'avoir déjà joué au couple avec un autre adulte.

Personne autorisée au compte, personne admise au dossier, personne à appeler en cas d'urgence, coresponsable de l'animal de compagnie, bénéficiaire de l'assurance vie, club vidéo, carte d'hôpital, contrat d'assurance. Les dossiers administratifs durent plus longtemps que mes relations.

Mais je suis tout de même heureuse d'avoir vécu au moins une fois ce concept de collaboration et de gestion à deux du quotidien. Jouer à papa-maman.

C’était très fitting pour l’époque


KidA
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Toujours cette impasse.
Cet homme plus agé que moi que j'ai momentannément voulu, eu et rejeté le temps que prend une vague pour se fracasser.

une semaine top chrono.
Le ventre froid. L'instinct de chasse précis et détaché.
Le rejet de la proie à peine consommée. Ne pas apprécier cette viande nouvelle. recracher. le dégout amer.
toujours cette impasse.
Seules les rares fois où je croise ArtKid provoquent encore cette chaleur diffuse et viscérale
Non pas de désir mais de satisfaction.
Je n'aurais pas l'audace de le désirer.
Satisfaction et réassurance: je suis toujours vivante.
Quand je l'embrasse bonjour/aurevoir, je rougis de voir comment ma main se place naturellement sur sa taille et comme mes lèvres s'attarde sur la peau parfaite de ses joues. Vivante.
Il a le pouvoir de m'émouvoir par l'émail de ses dents et par sa jeunesse rayonnante.
Par sa gentillesse aussi, il faut l'avouer. ArtKid is a good kid. Il ne souffre pas de ce trouble de la personalité narcissique dont sont affligés tant d'artistes.
Alors ça va.. Juste le souvenir de ma main sur sa taille suffit à me rendre heureuse jusqu'à ce que le souvenir ne soit plus assez frais pour être bon.

Les cheveux longs
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Les long cheveux d'une femme sont un trésor précieux lors de l'intimité.. J'ai toujours les cheveux en nattes, attachés, couverts, retenus. Ce n'est que lors de relations intime qu'on peux me voir dans toute ma féminité, avec les cheveux sauvages et libres. Que dans les moments de sensualité que se dévoile mon naturel.
Ce soir, j'ai mis fin à cette partie de ma féminité. Une autre partie de cette féminité qui ne cesse de s'amoindrir.
Mes cheveux courts de gamine n'ont rien d'attirant, de mystérieux ou de sensuels. Que des cheveux de femme qui avance en age.

(no subject)
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J'ai vraiment envie de te revoir, ma belle démente.
Te sourire et t'embrasser. Peut-être te serrer dans mes bras.
T'inviter à me suivre pour aller fumer une smoke dehors.
Défoncer ta face avec mon poing serré.
Me péter les ongles. Me re-casser la jointure.
sur ta face
te flatter amoureusement le dessus de la tête pendant que t'es pliée en deux.
Te câlisser un coup de genou sous le menton.
Sourire. partir. être heureuse. te souhaiter tout le bonheur de monde.
J't'embrasserait encore mais ta yeule en sang me répugne un peu.

Chaque fois que je le regarde, j'ai l'impression de faire quelque chose de mal, de vraiment mal
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Chaque fois que je le regarde, j'ai l'impression de faire quelque chose de mal, de vraiment mal.

Comme si je n'avais pas le droit d'attarder mon regard sur lui, que ce n'est pas permis, comme ce n'est pas permis à lui d'être si attirant pour les yeux.
Chaque fois que je le vois, je veux qu'on me donne la permission de le regarder, de le fixer, le détailler, l'étudier. Mais je regarde à gauche, à droite, de côté.
Et mes pieds. Et ailleurs que son visage.
La beauté me rend excessivement nerveuse.
La jeunesse également.
et sa chemise ouverte, sous les rayons du soleil.

(no subject)
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Du temps de mon enfance, il n'était pas rare de voir des miroirs au plafond des chambres à coucher des gens.
Moeurs ou mode, je n'en sais rien.
Puis durant les décénies qui ont suivies, les couples ont semblé cesser d'avoir envie de voir ce qu'ils font.
Les chambres sont redevenues aveugles.
Ma chambre est un palais des miroir.
Elle était belle, cette femme amoureuse,
à côté-devant-derrière-agenouillée-dessus-dessous,
de cet homme aussi beau que l'absence, aussi confus que le déni, aussi transparent à imiter les codes, prétendre, feindre.
Échopraxie. Elle faisait abstraction de tout, au nom de la beauté.
Le miroir reflétait un si beau mensonge.
Je n'ai jamais eu de miroir au plafond car la peur de recevoir une plaque de vitre s'abatre sur soi dans son sommeil suffit à m'en priver.

Les fantaisies récurrentes
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A certains moments, je deviens obsédée par un scénario, souvent simple et minimal.
Scénario d'un baiser initial, de premier contact. Car rien après ne différe: seulement le premier compte.

Ces jours-ci roule non-stop dans ma tête, en continu, cette scène;

Je suis à un vernissage et il est là,  Le séduisant ArtKid, dont je ne suis pas théoriquement amoureuse mais pour qui j'ai une attraction indéniable, persistante, grandissante, prenante mais fortement improbable

Dans la galerie d'art bondée de gens, je me tiens tout près de lui, dans sa bulle. Je termine ma coupe de vin et me retourne vers lui afin de déposer ma coupe vide sur la tablette sur laquelle il est adossé.

Si près qu'il met une main sur ma taille pendant mon mouvement, un peu involontairement, comme un réflexe.

Le temps fige. je tourne la tête, croise ses yeux. Sa main reste sur ma taille, me tire presqu'imperceptiblement vers lui.

Ma main se pose sur le coté de son visage durant le long moment où nous franchissons la distance séparant nos bouches respectives.

Je l'embrasse, il m'embrasse. Je reprends le scénario depuis le début. encore et encore.

Comme une adolescente. C'est aussi juvénile qu'agréable. Le temps que je passe a fantasmer sur cette scene est ridicule


(no subject)
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dans la course à qui-va-m'avoir, c'est pas les qualités intrinsèques de chacun qui sont en cause, ni leur apparence physique, une fois sélectionnés. Non, ce qui compte est de démonter son envie d'être avec moi. Fish-Guy, en étant le moins beau, le moins éduqué, le moins attirant, est quand même celui qui fixe des rendez vous, tente de s'accrocher, de ne pas me laisser glisser entre ses doigts, apprécie d'être considéré pour le poste, tente d'être honête et de n'offrir que ce qu'il a a offrir, c'est à dire une petite vie de poissonnier sans scolarité, sans assurance, sans prestance, avec un bon coeur mais une vie à chier.
L'est pas beau, pas très brillant, mais il fait plus d'efforts que tout les autres réunis.
Je ne sais pas si je vais succomber grand style (aka la princesse et le poissonnier) mais je vais essayer de fermer les yeux et lui laisser une chance.. car les autres, les beaux, les admirables, ils ne se fendent jamais le culs pour rien alors à quoi bon attendre...